Caractérologie
Publié le 09/06/2009 à 22:51 par lagraphologiesaitquoi
Billet 129 partie 3 Caractérologie et pronostic de pérennité du couple
Marie-Jo
Je reviens sur ce que je disais dans le billet 129 partie 2 au sujet du pronostic de la pérennité des couples.
Le graphologue
J’ai le regret de te dire qu’à l’heure actuelle, aucune étude sérieuse ne peut te conforter dans un pronostic de la pérennité du couple basé sur une étude graphologique ou caractérologique quelle qu’elle soit.
Marie-Jo (déçue)
Et pourquoi donc ?
Le graphologue
Problématique trop vaste, trop complexe, trop d’aléas….
Marie-Jo
Dans ce cas, on pourrait avoir le même raisonnement pour le pronostic de « l’union » entre le candidat à un poste et son employeur !
Le graphologue
Le contexte est fondamentalement différent :
Le couple employeur-employé est basé sur la subordination de l’employé à l’employeur et pour une durée de temps limitée au travail.
Dans le cas du couple matrimonial (qu’il soit de fait ou légal, homme-femme ou unisexe) il est hors de question d’inclure cette notion de subordination !
Dans la plupart des cas, le catalyseur est le coup de foudre… Certes, il y a parfois des raisons que la raison raisonne (mariage d’intérêt ?!!!)… même dans cette configuration, le pronostic n’est statistiquement pas fiable.
Alex
Pour ma part, je dirais que le fait de vouloir faire un pronostic sur l’avenir d’un couple, c’est qu’il y a plus ou moins inconsciemment un doute sur la robustesse de ce couple…
Marie-Jo (ironique et agacée)
Je vous trouve bien machos : ah ! ma bonne dame, du temps où les femmes, dans le mariage, étaient soumises à leurs maris, il y avait beaucoup moins de divorces et l’on pouvait faire des pronostics graphologiques sur la pérennité des couples !
Le graphologue (souriant)
Ta diatribe enflammée, hormis pour le qualificatif de machos, est, aussi cynique soit-elle, parfaitement fondée.
Il est vrai que l’idée de vouloir pronostiquer la pérennité des couples date des débuts de la graphologie (fin XIX° siècle)….
Cela dit, de nos jours, bien malin est celui qui peut jouer les prophètes en la matière.
Marie-Jo
En résumé, le problème reste entier !
Le graphologue
Tu l’as dit !
A suivre….
Publié le 24/05/2009 à 22:41 par lagraphologiesaitquoi
Billet 128 partie 7 Flegmatique sous les feux de la graphologie
Alex (rieur et lisant le titre de ce billet)
Des feux de la rampe de Cannes nous passons sous les feux de la graphologie !
Marie-Jo
Le psychanalyste y verrait plutôt que…
Alex (interrompant Marie-Jo)
… du feu !
Le graphologue
Stop ! Feu rouge !
Analysons plutôt le spécimen de l’écriture 2 de la fig. 125-5 du billet 128 partie 5 de cette page.
Dans le billet précédent (pour plus de détails veuillez relire le billet 128 partie 6 de cette page), nous avons constaté que cette écriture recèle un indice prédominant *Secondaire*.
C’est donc autour de ce facteur dominant que vont se décrire les particularités du scripteur.
Marie-Jo
Si je me fie au graphe, ce facteur *secondaire* est inhibé (écriture inclinée vers la gauche) ; puis-je donc en conclure que le personnage est de ce fait inhibé ?
Le graphologue
Oui et non !
Oui sur le plan de l’émotivité et non sous l’angle de l’activité.
Explication :
Nous observons que l’émotivité est maîtrisée (sous l’effet du facteur *secondaire*) et que l’indice d’activité est d’une grande fluidité, ce qui permet au facteur *secondaire* de se concrétiser (au lieu d’être bloqué par l’effet inhibiteur).
Marie-Jo
En clair : nous avons affaire à une personne du type flegmatique tel que le décrit Le Senne et qui, grâce à un facteur A ( *activité*) puissant et fluide, est très efficace sous des aspects extérieurs réservés voire distants.
Le graphologue
Pas mal !
Alex
Au travers de ces quelques exemples, je déduis que tout l’art de la graphologie consiste, pour dresser un portrait psychologique personnalisé du scripteur, à partir d’une description standard (typologie, caractérologie) et de quelques indices graphologiques spécifiques (geste-type, signature).
Le graphologue
Grosso modo c’est cela !
A suivre…
Publié le 22/05/2009 à 14:03 par lagraphologiesaitquoi
Billet 128 partie 6 La dynamique de la caractérologie
Le graphologue
Pour faire suite au billet 128 partie 5, nous allons analyser les spécimens d’écriture 1 et 2.
Marie-Jo
À l’attention des nouveaux lecteurs, il faut signaler que le spécimen d’écriture 1 a fait l’objet d’un début d’analyse (pour plus de détails veuillez relire la série des billets 126 de la page 18 de ce blog).
Le graphologue
Cela dit, poursuivons :
Le spécimen d’écriture 1 est détecté comme nEAP alors que le spécimen d’écriture 2 est nEAS (petite précision : nous sommes en train de parler de la fig.128-5 du billet précédent).
Alex
Je note que dans le cas du spécimen 1, la lecture des facteurs dans l’ordre suivant :
- gauche
- haut
- et enfin, droit.
Pourquoi n’avoir pas suivi la même logique pour l’énumération du graphe du spécimen 2 ?
Le graphologue
Effet du Syndrome du coucou (pour plus de détails veuillez relire le billet 127 partie 1 de la page 18 de ce blog). :
La graphologie commence par décrire l’écriture en s’inspirant (pour ne pas dire « en pompant ») les descriptions de Le Senne, puis nuance en expliquant les interactions spécifiques des facteurs…
Alex
Ainsi, la graphologie localise un type générique et le customise et hop voilà, comme on extrait une analyse graphologique de son chapeau !
Le graphologue
Drôle d’analogie, mais il y a de cela !
Voici donc un extrait d’analyse graphologique du spécimen de l’écriture 1 :
Nous sommes en présence d’un Sanguin au sens décrit par Le Senne dans sa caractérologie avec le facteur « Actif » prédominant, ce qui veut dire que notre scripteur se complaît dans l’action.
Bien que très réactif (facteur « Primaire » élevé et fluide) il sait garder son sang-froid dans des situations relativement stressantes pour la majorité des gens. (nE maîtrisée).
En résumé nous avons affaire à une personne pragmatique, dynamique, d’une grande maîtrise de soi, agissant avec efficacité et vélocité, menant à bien ce qu’elle a en charge.
Alex
Je vois mal cette personne comme détective privé devant se planquer des heures lors d’une filature !
Le graphologue
Effectivement, par contre il serait comme un poisson dans l’eau dans tout métier où il faut agir vite et bien et pouvoir passer rapidement d’une chose à une autre…
Marie-Jo
…Vous êtes en train de parler d’une définition «d’un profil de poste »…
Le graphologue
Oui… Le but est de montrer comment opère le graphologue… Quelles sont ses recettes, son savoir-faire… En bref vous informer…
La prochaine fois nous analyserons le spécimen d’écriture 2
A suivre…
Publié le 18/05/2009 à 22:40 par lagraphologiesaitquoi
Billet 128 partie 5 Graphes spéciaux pour graphologie
Alex (observant la fig.128-5)
Inattendus ces graphes à main levée de la figure ci-dessus !
Le graphologue
Il s’agit d’un exemple d’une des visualisations graphiques de la caractérologie détectée dans les écritures…
Ces types de graphes sont surtout pour un usage interne : c’est en quelque sorte un résumé concentré facilitant les classements des dossiers lors d’une étude de présélection dans le cadre d’une convocation de candidats à un entretien d’embauche.
Alex
?!!
Je suis interloqué par le code de couleurs employé qui n’est pas sans rappeler les feux tricolores de la circulation automobile…
Est-ce pour visualiser les interactions des facteurs caractérologiques ?
Le graphologue
Exact !
Les couleurs indiquent le degré de fluidité des facteurs caractérologiques.
Le facteur situé sur la barre verticale est le facteur prédominant.
Sur la partie gauche de la barre horizontale se place le facteur pondérateur.
Sur la partie droite de la barre horizontale se situe le facteur dynamisant.
Marie-Jo (regardant le bas de la fig.128-5)
A quoi correspondent les graduations du graphisme ?
Le graphologue
Ces graduations permettent de densifier l’indice du facteur dans la composition du caractère :
Compris entre 0-1 = Indices épars (impact faible)
Compris entre 1-2 = Indices présomptifs (influences secondaires)
Compris entre 2-3 = Indices probants (influents)
Compris entre 3-4 = Indices corroborés (inéluctables)
Marie-Jo
Ainsi, le point d’intersection des droites, (le point 0) sert de point de référence ?
Le graphologue
Exact !
Alex
Puis-je en conclure que facteur prépondérant se situe sur l’axe vertical et que la couleur donne son niveau d’indice ?
Le graphologue
Exact !
Marie-Jo
Je crois qu’un exemple pour illustrer ce qui vient dit serait le bienvenu !
Le graphologue
Ok !
Ce sera l’objet de notre prochain billet (billet 128 partie 6 : La dynamique de la caractérologie)…
…A suivre
Publié le 13/05/2009 à 12:00 par lagraphologiesaitquoi
Billet 128 partie 4 Syndrome de Procuste en graphologie
Alex
Les billets précédents traitant de la caractérologie m’ont fait gamberger et j’en arrive à la conclusion que la caractérologie est à la graphologie ce que le préfabriqué est au sur-mesure !
Le graphologue
Exact !
Marie-Jo
Vouloir cadrer un scripteur dans un type de caractérologie n’est-ce pas risquer de sombrer dans le syndrome de Procuste ?
Alex (étonné)
Syndrome de Procuste ?!
Marie-Jo (s’explique)
Dans la mythologie grecque, Procuste offre un lit aux voyageurs.
Condition à remplir : le voyageur doit être de la même dimension que le lit.
Si notre voyageur est trop grand, Procuste coupe les membres qui dépassent ; en revanche, si le voyageur est plus petit, Procuste n’hésite pas à étirer les membres jusqu'à ce qu'ils atteignent la taille du lit.
Alex
Ah oui !
En industrie on parle de standardisation et de norme !
Le graphologue
En recrutement, il s’agit de profil de poste !
Alex
Finalement je dirais que la typologie de Le Senne est comparable aux profils de familles automobiles :
- Break
- Pick-up
- Cabriolet
- Quatre-quatre… etc.
Exemple :
Quand on parle d’un quatre-quatre on imagine grosso modo le genre de voiture, mais sans plus !...
Le graphologue
Exact !
Tout cela pourrait être considéré avec désinvolture s’il n’y avait pas des applications pratiques pour les chercheurs d’emploi.
Marie-Jo
Je crois deviner :
Le profil de poste recherché se traduit par une formule caractérologique. Au graphologue de détecter les lettres de motivations ayant les indices caractérologiques les plus proches de la définition du profil du poste.
Le graphologue
Exact !
Nous aurons l’occasion d’illustrer cette importante application sous peu…
A suivre…
Publié le 10/05/2009 à 12:00 par lagraphologiesaitquoi
Billet 128 partie 3 Les huit types de la caractérologie de Le Senne
Alex (regardant la planche 128-3 ci-dessus)
Si j’ai bien compris, cette typologie de Le Senne est une sorte de tiercé : il s’agit de cocher dans l’ordre les types d’émotivité, d’activité et enfin de retentissement !
Le graphologue (riant)
Comme tu y vas !
Ta façon de voir a du moins l’avantage d’esquisser un moyen mnémotechnique pour se souvenir de cette typologie.
Marie-Jo
Ce classement ne semble pas tenir compte de l’intensité de chaque facteur.
Le graphologue
Effectivement, telle qu’est présentée, cette typologie ne tient pas compte de la densité relative de chaque facteur..
Pour illustrer ce que je viens de dire, reprenons l’exemple du Sanguin du billet 128 partie 2 :
Les trois facteurs sont existants mais avec une prédominance du facteur activité ( puisque ont été détectés deux indices d’activité pour seulement un indice d’émotivité et de primarité).
La formule s’exprime EAS et non par exemple AES ce qui aurait l’avantage d’affiner le profil typologique en énumérant les facteurs, du plus prédominant au moins prévalant.
Marie-Jo
Et pourquoi n’en n’est-il pas ainsi ?
Le graphologue
Pour de multiples raisons mais surtout en vertu du principe que cette typologie se veut décrire des généralités et non des spécificités et encore moins des particularités.
Alex
Voilà une bonne illustration du syndrome du coucou !….
(Pour plus de détail veuillez relire le billet 127 partie 1 de la page 18 de ce blog).
Le graphologue
Exact
En fait, bien des professionnels de la graphologie ont leurs petits secrets pour tirer le meilleur parti de la caractérologie…
Alex
…Par exemple ?
Le graphologue
Nous aurons l’occasion de revenir en détail sur ce sujet, pour l’instant sachez qu’à partir des généralités de la caractérologie, il est possible de rédiger des analyses graphologiques assez surprenantes…
A suivre…
Publié le 07/05/2009 à 12:00 par lagraphologiesaitquoi
Billet 128 partie 2 Un puzzle de grapho caractérologie
Alex
Maintenant que nous savons repérer les indices des facteurs de la caractérologie de Le Senne, nous disposons de toutes les pièces du puzzle graphologique basé sur la caractérologie pour rédiger des analyses graphologiques bluffantes !
Marie-Jo
Tout semble facile :
1°) On repère les indices graphologiques spécifiques à la caractérologie
2°) On se reporte sur le web pour sélectionner des descriptions correspondant aux résultat du point 1
3°) Suivant son humeur, on procède à un copier-coller ou à une rédaction plus ou moins personnalisée.
Le graphologue
Bravo c’est la bonne démarche pour faire une analyse graphologique avec un effort minimal, et, pourquoi pas, d’un bel effet !
Cependant, il ne faut pas se leurrer : les résultats obtenus seront approximatifs et succincts.
Alex (quelque peu déçu)
Pourquoi donc ?
Le graphologue
La psychologie humaine est complexe et la caractérologie de Le Senne se résume, en tout et pour tout, à huit types d’individus alors que chaque personnalité est unique.
Alex (optimiste)
Considérons cette technique grapho caractérologique comme une première approche permettant de se faire une idée du scripteur même sans l’avoir réellement vu en chair et en os.
Le graphologue
Exact !
Marie-Jo
La grapho caractérologie est donc l’art de la première approche ?
Le graphologue
Exact !
Marie-Jo
Peut-on avoir un exemple illustrant de ce que nous venons de dire ?
Le graphologue
Ok !
Commençons par analyser un spécimen de la fig. 123-2 (Pour plus de détails, veuillez relire le billet 126 partie 2 de la page 18 de ce blog).
Important :
Les spécimens en question doivent être considérés comme des échantillons d’écriture.
Ce qui veut dire que l’échantillon en question est suffisamment représentatif de tout le graphisme à étudier…
Marie-Jo
…signature incluse ?
Le graphologue
Par hypothèse, oui !
Le spécimen d’écriture 1 de la fig. 123-2 se caractérise comme suit :
- Penchée vers la droite (indice Actif)
- Tracés réguliers (indice non-Émotif)
- A dominance anguleuse (indice Actif)
- Mots tracés d’un seul tenant (indice Primaire)
Ces indices constituent un *faisceau d’indices caractérologiques* typique du non-Émotif (nE) Actif (A) Primaire (P).
La formule retenue est donc « nEAP » qui est dénommée *SANGUIN* par Le Senne dans sa caractérologie.
Note complémentaire :
Du fait que nous avons relevé deux indices *Actif* (alors que les autres indices n’apparaissent qu’une fois chacun) nous pouvons dire que l’Actif est le facteur prédominant.
Marie-Jo
Pour avoir une description de ce type caractérologique j’ai donc cherché sur Google « Sanguin Le Senne » …
Il y a l’embarras du choix, le tout est de prendre son temps… A l’intention des lecteurs pressés, je vous suggère le site suivant qui à mon sens résume ce que l’on vise :
http://www.commentfaiton.com/fiche/voir/12896/comment_definir_le_caractere_du_sanguin_selon_le_senne
Le graphologue
Merci Marie-Jo pour ces précisions…
La prochaine fois nous poursuivrons nos analyses...
A Suivre…
Publié le 22/04/2009 à 12:00 par lagraphologiesaitquoi
Billet 127 partie 2 Retentissement de la caractérologie de Le Senne et la Graphologie
Le graphologue
Le *retentissement* selon Le Senne est le retentissement que tout un chacun perçoit (ressent) lors d’un *événement* qui surgit dans sa vie.
Pour reprendre la terminologie de René Le Senne, ce *retentissement* est classé en deux grands groupes :
- Primaire
- Secondaire
Marie-Jo
Les termes *primaire* et *secondaire* me choquent !
Alex (ironique)
Chochotte … Conditionnée au politiquement correct !
Le graphologue
Je vous en prie !
Marie-Jo exprime une sensibilité du XXIème siècle…
Mais il faut vous mettre dans le contexte du début du XXème siècle où le terme « primaire » était compris dans le sens de « prime » : ‘mot ancien’ qui signifiait premier mais éphémère et qui n'est plus usité de nos jours que dans quelques locutions telles : « De prime abord », « Prime jeunesse ».
En conséquence, cette appellation *primaire* en caractérologie qualifie une personne qui a une réaction immédiate à un événement…
Marie-Jo
Le *primaire* est donc celui qui réagit au quart de tour, qui est réputé avoir la tête près du bonnet.
Le graphologue
Exact !
Et par déduction le *secondaire* est donc la personne qui prend son temps pour réagir ; on retrouve ce terme quand on parle des «effets secondaires d’un médicament.
Alex
J’en déduis que le secondaire est celui qui a pour devise « la vengeance est un plat qui se mange froid » !
Le graphologue
C’est, entre autres, cela !...
Alex
J’aurais préféré le terme :
‘Retentissement immédiat’ à la place de *primaire*
‘Retentissement différé’ au lieu de *secondaire*
Le graphologue
Il est vrai que c’eût été mieux !
L’usage veut que l’on continue d’employer *primaire* et *secondaire* pour désigner ces deux pôles du retentissement.
Marie-Jo
Quels sont les indices graphologiques correspondants aux primaire et secondaire ?
Le graphologue
Il faut un faisceau d’indices pour déceler un *primaire* ou un *secondaire* ; donc, seuls les « très » primaires ou secondaires ont une écriture suffisamment « typée » pour être bien repérés.
Marie-Jo
Et les autres ?
Le graphologue
Les autres ont une écriture qui n’exprime pas cette typologie.
Alex
Surprenant !
Le graphologue
En effet il y a de quoi être surpris ! Aussi le prochain billet expliquera le pourquoi…
A suivre…
Publié le 18/04/2009 à 12:00 par lagraphologiesaitquoi
Billet 127 partie 1 Graphologie et syndrome du coucou
Alex
En relisant le billet 126 partie 5 (Morphopsychologie et gestes inconscients) il m’est venu une idée :
Puisqu’il y a corrélation entre graphologie et morphopsychologie, il devrait être possible de dresser le portrait-robot du scripteur à partir de son écriture.
Le graphologue
C’est une fausse bonne idée !
Alex (surpris et déçu)
Pourquoi ?
Le graphologue
Les pionniers de la graphologie s’y sont essayés et ce fut un fiasco :
La graphologie est en fait un test projectif non directif dans son ensemble et de plus il devient un test projectif libre lorsqu’il s’agit de la signature ; alors que la caractérologie est basée sur des réponses à un questionnaire précis.
Alex
Si j’ai bien compris, tu es en train de nous dire que la graphologie a piqué des idées à la caractérologie et les a bricolées à son profit.
Le graphologue
Ta formulation pour triviale qu’elle soit est néanmoins assez réaliste….
Marie Jo
Autrement dit la graphologie a le syndrome du coucou ?
Le graphologue (perplexe)
Qu’entends-tu par là ?
Marie Jo
On est bien d’accord : le coucou fait sien le nid des autres en y pondant ses œufs !
Faute d’avoir établi sa propre typologie, la graphologie va mettre ses œufs chez Freud, chez Jung, chez Hippocrate chez Le Senne…
Le graphologue
Stop !
N’amorçons pas de polémiques !
Ta parabole du syndrome du coucou est en partie fondée, mais en poussant ton raisonnement à l’extrême, on pourrait dire que tout écrivain a le syndrome du coucou, puisque tous les mots qu’il utilise sont dans le nid nommé dictionnaire et des contextes plus ou moins existants !
Alex (riant)
Spécieux pour spécieux, à titre de consensus, je vous suggère d’intituler ce billet :
- Graphologie et le syndrome du coucou
- Graphologie est le syndrome du coucou
- Graphologie hait le syndrome du coucou.
Le graphologue
Belle démonstration de la langue des oiseaux !
Redevenons sérieux : Oui, la graphologie fait appel, avec plus ou moins de bonheur, aux divers moyens d’appréhension classique de la compréhension du comportement humain… Oui, les résultats sont parfois décevants et la plupart du temps trop vagues voire sibyllins… Oui, tout cela est contestable et contesté…
Mais voilà, c’est un fait de société, à la française, la graphologie, à l’heure actuelle, joue encore un rôle non négligeable dans un domaine de la vie quotidienne des chercheurs d’emploi…
Voilà pourquoi le sujet demeure sérieux ; en conséquence, nous devons poursuivre nos billets d’informations en essayant d’observer la plus grande neutralité de jugement possible…
Au lecteur de se forger sa propre opinion.
A suivre
Publié le 13/04/2009 à 12:00 par lagraphologiesaitquoi
Billet 126 partie 5 Morphopsychologie et gestes inconscients
Alex (souriant)
Depuis que j’ai découvert La Joconde sentimentale du billet 126 partie 4, je me suis mis à regarder mes rencontres d’un œil neuf, et, surprise : je constate que la zone morphopsychologique la plus animée correspond à la zone d’écriture la plus développée.
Marie Jo
Comment cela ?
Alex
Par exemple la personne qui a la zone mentale prédominante fait ses hampes plus grandes que ses corps de lettres ou ses jambages….
Le graphologue
Ton observation corrobore les observations graphologiques classiques.
Je vous invite à vous reporter à la page 12 du présent blog et à relire la série des billets 106.
A l’intention des personnes pressées j’ai fait un copier-coller de la fig. 106-6 qui est typique à cet égard.
Marie Jo (observant la fig. 106-6)
Ainsi, si je t’ai bien compris, le mot « fébrilement » dont les *hampes* sont prédominantes émane d’un scripteur a zone mentale accentuée, alors que l’écrit « l’affligé allongé » a des *jambages* importants : dans ce cas le *senti* prévaut.
Le graphologue
Tu as une bonne approche.
La comparaison des jambages des deux f de « l’affligé » (voir point 9 de fig. 106-6) permet une constatation :
- Le premier f a un jambage remontant vers la gauche
- Alors que le second f a son jambage remontant vers la droite.
Marie Jo (étonnée)
En quoi ce détail est-il important ?
Le graphologue
En graphologie, tout détail a son importance !
Le fait que le scripteur ‘remonte ses jambages tantôt à gauche, tantôt à droite est un indice de *tracé inconstant*.
Marie Jo
A contrario, le *tracé constant* est caractérisé par une *forme constante*.
Par exemple les jambages des f remontant toujours dans le même sens.
Le graphologue
… Exact !
Le *tracé inconstant* est un indice d’émotivité au sens de la caractérologie de René Le Senne.
Marie Jo
Je constate que dans le tracé concerné, seule la *zone des jambages* fait l’objet de *tracé inconstant*…
Le graphologue
Exact !
Cette pertinente constatation s’appelle en graphologie *complément d’indice*.
Ici, le *complément d’indice* permet de préciser dans quel domaine l’émotivité est prépondérante.
En conclusion, l’émotivité a pour *principal indice* un *tracé inconstant* et pour *complément d’indice* la zone graphique dans laquelle se situe le *principal indice*.
A suivre