Posté le 04.03.2008 par lagraphologiesaitquoi
Billet 59
Marie Jo (examinant la fig. 47)
C’est K par K qu’il y a lieu d’examiner ces graphismes !
Le graphologue (souriant)
« K par cas » et oui ! La banalisation galopante du sms et du texto fait que l’utilisation du K en français augmente sensiblement. Si la tendance se confirme, le K manuscrit devrait se faire de moins en moins rare.
Alex
D’ores et déjà, l’écrit du type sms se généralise pour les prises de notes en amphi… à mon avis, sans nul doute, le K devrait avoir un bel avenir.
Le graphologue
K devient l’équivalent du « Qu » ceci permet de gagner une lettre (le u). Par exemple :
« Kalité kelkonke » pour « Qualité quelconque »
En revanche, il y a sujet à réflexion lorsque le K se substitue au C comme dans « Kafé » pour « café »
Marie Jo (souriante)
Là tu karikatures !
Le graphologue
Soyons objectifs : pourquoi le scripteur préfère-t-il le k au c ?
Alex
Au fond en graphologie chaque fois qu’il y a une lettre pour une autre, ou qu’il manque une lettre, il faut avoir le réflexe de se demander « pourquoi ? ».
Nous nous sommes déjà posé cette question à propos de lettres manquantes, ou d’une lettre se substituant à une autre, à propos des signatures.
Le graphologue
Exact !
Nous aurons l’occasion de revenir sur ce sujet.
A suivre…
--
Posté le 01.03.2008 par lagraphologiesaitquoi
Billet 58
Mairie Jo
Il y a un petit air de fête…
Alex
Oui, mais pas beaucoup d’air pur !
Le graphologue
Effectivement la plupart des R de la fig. 46 ont plus ou moins un drôle d’air !
Soyons sérieux : les homonymes (au sens large) du R sont nombreux surtout si l’on inclut les expressions du genre « prendre ses grands airs », « l’air de rien », « errer comme un pauvre hère »….etc.
Marie Jo
Ces homonymes donnent du blé à moudre à l’inconscient ! Mais l’inconscient ne va-t-il pas aussi utiliser des mots qui incluent « air » comme par exemple « débonnaire » ?
Le graphologue
Bien sûr que oui !
A ce sujet je me souviens d’une lettre de motivation de candidature pour un poste d’ingénieur en robotique devant intervenir dans des chambres froides pouvant atteindre moins 40°.
Le candidat écrivit :
« …. Quant au froid paulaire je le supporte facilement …. »
A noter « paulaire » pour « polaire » est la seule faut d’orthographe de cette lettre.
Il s’agissait donc sans conteste d’une expression de l’inconscient, d’autant que le graphisme de ce mot était plus arrondi et un peu plus gros que celui des autres mots.
Marie Jo
Polaire devient « paulaire » que l’on peut décomposer en Paul aire (la surface de Paul) ou en Paul ère (l’ère de Paul) ou encore en Paul erre (l’errance de Paul)…
Le graphologue
Bravo Marie Jo ! Ce sont les mêmes hypothèses que je me suis posées.
Alex
Est-ce que ce lapsus a joué contre lui sur le plan de la sélection ?
Le graphologue
Absolument pas ! Comme tu le dis, il s’agit d’un simple lapsus et qui plus est, de l’ordre de la vie privée… Il a été embauché et a mené une brillante carrière.
Après quelques années, l’occasion se présentant, je lui ai parlé de son lapsus et il m’a répondu qu’effectivement il connaissait un Paul, lequel, à l’époque, filait un mauvais coton… depuis, les choses se sont arrangées.
A suivre….
Posté le 29.02.2008 par lagraphologiesaitquoi
Billet 57
Alex
Pourquoi la mention « P R K » en haut à droite du tableau de la fig. 45 ?
Le graphologue
Le graphisme du R typographique est un graphisme de P enrichi d’un trait oblique.
Le graphisme du K typographique est un graphisme de R ayant déployé le demi cercle pour en faire un trait oblique.
Voilà pour quoi « P R K » forment un groupe.
Marie Jo
Nous avons déjà rencontré la notion de groupe dans les billets 42 et 47.
Voir aussi les figures 32, 35 et 36.
Alex
Paie. Paît. Paix. Pet.
A travers ces homonymes, l’inconscient doit pouvoir s’exprimer à cœur joie !
Le graphologue
Effectivement… tu aurais pu ajouter « pépé » pour le cas du doublement du p dans un mot !
Marie Jo (observant la fig. 45)
Curieux ce P03 : j’y vois un I majuscule surmonté d’une sorte de coiffe en forme de dôme aplati.
Le graphologue
C’est le contexte qui permet de déchiffrer ce type de P (P03) comme un P majuscule.
Par exemple sur une enveloppe la mention « 75010 Paris » est écrit avec P03 de mot « Paris » sera lu par tous comme « Paris » : il s’agit d’une « lecture induite ».
Si le phénomène de « lecture induite » se produit souvent il devient un indice d’une grande importance.
Marie Jo
Par la règle de l’analogie, chère à la graphologie, « l’indice de lecture induite » indique que le scripteur préfère suggérer plutôt que d’affirmer.
Le graphologue
Exact !
Je voudrais ajouter que le P est dans la langue française une lettre où l’inconscient exprime aussi des émotions liées au mot « papa » alors que le M est liée à la « maman. »
En conséquence, comparer le P et le M peut donner des indices sur l’émotionnel vis-à-vis des relations parent-enfant.
A suivre !
Posté le 26.02.2008 par lagraphologiesaitquoi
Billet 56
Le graphologue
Le graphisme du H majuscule typographique se résume à deux I ayant une jonction horizontale…
Alex
Nous avons vu que le N, lui, a une jonction penchée (fig. 43)…
Ainsi le N et le H typographiques ont un même graphisme à la jonction près !
Ce qui a été dit à propos du I majuscule (billet 43) est-il valable pour les traits verticaux du H ?
Le graphologue
Exact !
Attention : Ce que tu désignes comme « traits verticaux du H » est en jargon graphologique une HAMPE.
D’une façon générale la partie d’un graphisme dépassant le haut de la zone médiane (voir fig. 35) se nomme « hampe ».
Marie Jo
J’en déduis qu’une orientation approximative de la jonction engendre une ambiguïté du graphisme….
Le graphologue
Exact ! Et par analogie, cet indice dénote un certain attrait du scripteur pour l’ambiguïté.
Marie Jo (observant la fig. 44)
Par exemple, le H de la signature d’Henriette pourrait être pris (hors contexte) pour un N, alors que le H de la signature de Herbert est sans conteste le graphisme d’un H typographique majuscule..
Le Graphologue
Exact !
Alex
Henriette a donc un attrait pour l’ambiguïté ?
Le graphologue
Un indice tout seul ne peut faire aboutir à des déductions. On observe que dans ce même mot (les deux « t » forment un « u » ou « deux l »… c’est aussi un indice d’ambiguïté…
Alex
Les deux « t » d’Helyette forment un « H » ou le signe mathématique pi…Autre forme d’ambiguïté.
Le graphologue
Exact ! Nous aurons l’occasion de revenir sur l’ambiguïté….source problématique par excellence….
A suivre….
Posté le 22.02.2008 par lagraphologiesaitquoi
Billet 55
Marie Jo (regardant la fig. 43)
Que d’N !
Alex (imitant la voix de Marie Jo et se penchant vers la fig. 43)
Moi je dirai plutôt « Pourquoi tant de haine ? »
(Il se met à rire)
Le graphologue (souriant)
Tu viens d’illustrer une façon de procéder du subconscient : c’est le « jeux d’homonymes » mais le moment n’est pas encore venu d’aborder cet aspect de l’expression du subconscient !
Revenons au sujet principal :
Le N a deux jambages alors que le M en a trois, mais certains graphismes sont ambigus au point qu’il est difficile de savoir s’il s’agit d’un N ou d’un M.
Le N symbolise le « Non »…
Marie Jo
Le « N majuscule promotionnel » (N04) est « liant ». Au fond c’est logique : il est issu de la base alors que le N typographique est naturellement détaché (voir fig. 43) noblesse oblige!
Par contre je trouve rien à dire au sujet le « la jonction penchée et de la jonction verticale) !
Le graphologue
J’aime bien ta manière d’expliquer le liant et le détaché…
Qu’est-ce qu’une « Jonction » ?
Une jonction est ce qui réunit deux hampes… nous y reviendront en détail lors de l’observation du H…
Marie Jo
Le H a une jonction horizontale ?
Le graphologue
Exact !
Alex
Le N06 de la fig. 43 est élégant, bien lisible. Cependant j’y vois l’inclusion d’un J et d’un V. Si je le compare au M de « l’inclusion » JVC de la fig. 42 je trouve qu’N06 a plus de panache !
Le graphologue
Tu dis « élégant panache » : Attention à ne pas se laisser aller aux « jugements de valeur ».
Pour faire des observations fructueuses nous devons rester dans l’objectivité….
A suivre
Posté le 19.02.2008 par lagraphologiesaitquoi
Billet 54
Dans un commentaire posté le 18.02.2008
On peut lire ceci :
Pour mon dossier d'entrée à un BTS je dois fournir une lettre manuscrite de candidature.
Est-ce simplement une lettre de motivation?
Pouvez vous m'en donner un exemple? Merci
Fin de citation.
Le graphologue
Ce qui est demandé ci-dessus est d’ordre « personnel ».
Certes ces interrogations peuvent servir d’exemples concrets à titre d’une application de
la graphologie dans la vie courante.
Mais dans cette hypothèse quid du principe de confidentialité ?
Voilà pourquoi j’invite l’auteur de ce « commentaire » à me contacter à l’adresse e-mail suivante :
Legraphologue@free.fr
« Cette invitation » est valable pour toute personne qui aurait des questions relevant de la confidentialité.
Merci d’en avoir pris note.
Cordialement vôtre
Posté le 16.02.2008 par lagraphologiesaitquoi
Billet 53
Marie Jo
J’aime le M « personnel orné 07)… il ressemble à un 3 qui se serait mis sur ses pattes.
Alex
Je le vois plus comme un cœur ouvert par le bas…
Le graphologue (à Marie Jo)
Tu as dis « j’aime le M » Le M majuscule se prononce « aime » ; avec les sms, le M=aime est devenu courant. L’inconscient, toujours à l’affût, va pouvoir exprimer des sentiments et ressentis profonds.
Avant les sms, le M était surtout chargé de la notion du MOI. Le fameux « moi, je » s’exprime par la première hampe du M en forme de J…
Alex
…Comme le M du « JYG » de la fig. 42 !
Le graphologue
Exact !
Le M se prête à une multitude de variantes.
Il n’est pas rare que la même personne fasse ses M majuscules de diverses façons. Ces variantes s’expliquent en fonction des ressentis inconscients par rapport au mot écrit….
Marie Jo
… ce qui équivaut aux mimiques et modulations qui accompagnent la parole ?
Le graphologue
Exact !
Par exemple souvent, dans les lettres de candidature, dans la formule « je vous prie d’agréer Madame, Monsieur… » le M de « Madame » et le M de « Monsieur » ont des différences….
Nous verrons le moment venu que ces indices peuvent être très révélateurs
Marie Jo
Dois-je d’ores et déjà conclure qu’il vaut mieux avoir une seule façon de faire ses M majuscules ?
Le graphologue
Ta question est prématurée !
Un peu de patience, il nous manque encore un certain nombre d’informations pour nous lancer dans une optimisation de son graphisme.
Mais sois rassurée, ta question sera examinée en détail le moment venu.
A suivre…
Posté le 11.02.2008 par lagraphologiesaitquoi
Billet 52
Le graphologue
Le X majuscule est assez peu utilisé dans la vie courante, sauf en sciences, numérotation et datation.
A ce sujet rappelons les lettres qui ont valeur numérique :
I =1 V=5 X=10 L=50 C=100 D=500 M=1000
Pour ceux qui souhaitent compléter leur information voici un site qui détaille le sujet :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Numération_romaine
Marie Jo
Pourquoi ce rappel des chiffres romains ?
Le graphologue
C’est une occasion de répéter qu’en graphologie il faut toujours avoir en tête la multiplicité des significations de certaines lettres.
Alex (narquois)
Pour ma part quand on parle X je pense : films !
Marie Jo (souriante)
Pour ma part c’est : « barré », « annulé ».
Alex (attitude faussement pieuse à l’adresse de Marie Jo)
Cela m’évoque, très Chère, la Sainte Croix de Saint André. !
Le graphologue (souriant)
Vous oubliez le rayon X !
Marie Jo
Pourquoi la fig. 41 comporte-t-elle « datation » ?
Le graphologue
Le X majuscule est peu employé dans les écrits. Les personnes qui « aiment » le tracé du X vont sauter sur les occasions de faire des X. La datation est l’une de ces occasions.
Marie Jo
La signature de Xavière est surprenante : le trait droit engendre un L minuscule….
Le graphologue
Il s’agit d’un « intrus » ! Les intrus dans les signatures sont assez fréquents et sont porteurs d’indices souvent très significatifs.
Le moment venu nous verrons y reviendrons plus en détail.
A suivre….
Posté le 09.02.2008 par lagraphologiesaitquoi
Billet 51
Le graphologue
Le W est de nos jours une lettre à part entière. Son nom (double V) nous rappelle qu’à l’origine il s’agissait d’une auto-ligature du V.
Alex (faisant un clin d’œil)
Et le tout début du XXI° siècle a créé une auto-ligature triple du W avec l’incontournable « www » de l’adresse Web !
Le graphologue (souriant)
Agréable plaisanterie ! Mais soyons sérieux ! Le « www » est un sigle ou une abréviation mais pas une « auto-ligature », bien entendu.
Marie Jo
A l’intention de ceux qui veulent en savoir plus sur l’origine du W voici l’adresse d’un site qui parle de l’histoire de l’alphabet….
http://caracteres.typographie.org/histoire/alphabet.html
Alex
Je n’avais jamais remarqué que la rotation à 180° du W (fig. 40) donne un M !
Qu’une rotation de 90° à gauche donne un 3 et une rotation à droite de 90° forme un sigma.
Hormis ces curiosités graphiques, y a-t-il une application pratique ?
Le graphologue
Le W et le M sont « miroirs »… Nous verrons que les « miroirs » permettent grâce à la comparaison graphique de leurs lettres d’avoir des indices intéressants… que nous verrons le temps venu.
Marie Jo
Pourquoi avoir mis en marge de la fig. 40 un W « angle » et un autre « arrondi » ?
Le graphologue
Le W, nous l’avons vu, est composé (« ligature ») de deux V.
Nous verrons par la suite qu’il y a des indices lorsque le premier V est anguleux et le second arrondi (ou l’inverse). Il est donc important de faire la distinction entre angle et arrondi !
Marie Jo
Le W de la signature de Wilhelmine a le « premier V » anguleux et le « second » arrondi, alors que le W de William est intégralement anguleux ?
Le graphologue
Exact !
A suivre…
Posté le 07.02.2008 par lagraphologiesaitquoi
Billet 50
Le graphologue
La distinction entre le V et le U est :
Les branches
V angle 60 degrés
U angle droit (90 degrés)
Liaison des branches
V contact en un point
U relié par un demi-cercle
Marie Jo
Dans la réalité le graphisme des U et V est souvent assez semblable.
Alex
Sauf dans les équations des matheux !
Le graphologue
Exact !
La remarque d’Alex illustre l’axiome :
Ce qui est « capital » aux yeux du scripteur bénéficie d’un graphisme lisible en toute circonstance.
Alex (souriant)
« Capital » est aussi le nom des majuscules.
Puis-je en déduire qu’aucun des signataires de la fig. 39 n’est matheux, sinon le U majuscule de leurs signatures aurait été lisible ?
Le graphologue
Bonne déduction !
Marie Jo
La signature d’Ulla est une succession d’L et me rappelle une écriture où le U avait le graphisme de deux L, alors qu’ici le U est l’union d’un I et d’un L….
Le graphologue
Marie Jo merci de faire une excellente transition pour parler du W qui sera le sujet prochain…
Marie Jo
Si j’ai bien compris nous allons étudier les doublements dans les lettres.
Le graphologue
Exact !
A suivre.