Posté le 02.04.2008 par lagraphologiesaitquoi
Billet 69
Marie Jo
Le tableau de la planche 3 (voir billet 65) mentionne *grandeur* alors pourquoi avoir intitulé ce billet « Variation de la taille » au lieu de « variation de grandeur » ?
Le graphologue
La *taille* en jargon graphologique englobe *Grandeur* et *Grosseur*.
La grandeur concerne la verticalité de la lettre.
La grosseur concerne l’horizontalité de la lettre.
Alex
Pourquoi dans ce cas sur le tableau de la planche 3 (voir billet 65) ne figure pas la grosseur ?
Le graphologue
Ce tableau concerne le CTS (Comparaison Texte Signature). Or *l’indice de grosseur du texte* est différent de celui de la signature : ceci explique cela !
Marie Jo
J’en déduis que le terme *variation de la taille* est employé lorsque grandeur et grosseur varient simultanément ; si non on parle de variation de grosseur ou de variation de grandeur ?
Le graphologue
Exact !
Alex
Si je me réfère à l’axiome d’analogie les *variations* sont des changements par rapport au *standard de l’écriture spécifique du scripteur*. Ce sont donc des indices des changements d’humeur du scripteur…
Le graphologue
Je t’interromps pour dire que jusque là ton raisonnement est exact.
Je tiens maintenant à préciser une chose importante :
Les écrits manuscrits ne sont pas issus du concept industriel " zéro défaut ". Ils sont l’expression de l’humeur du scripteur au moment où il écrit.
Dans l'esprit de la graphologie, les variations sont des signes de liberté (liberté d'être tel que l'on est), avec toutes les réactions affectives qui en découlent, une légère hésitation, voire même une rature ou un rajout, etc., sont autant d’indices d’authenticité.
A contrario l’absence totale de variation, ou même des variations rares, attire l’attention et soulève des questionnements
Procéder à l’analyse d’écrits signifie que vous êtes en accord avec tout ce qui vient d’être dit.
Faute de quoi vous risquerez de vous fourvoyer dans les interprétations et ce même si vos observations sont excellentes.
Une bonne nouvelle : le prochain billet (billet 70) abordera les interprétations.
A suivre.
--
Posté le 26.03.2008 par lagraphologiesaitquoi
Billet 68
Marie Jo
Dans le tableau de la planche 3, il est question de *lisibilité*.
La lisibilité est dans une certaine mesure suggestive. Par exemple, une ordonnance d’un médecin peut vous paraître peu lisible, alors que le pharmacien la lit sans difficulté !
Le graphologue
Certes, mais la lisibilité mentionnée dans le tableau de la planche 3 est une *lisibilité relative* en ce sens qu’on se contente de comparer la lisibilité de la signature et celle du *texte*.
Marie Jo
Il y a donc une *lisibilité absolue* et une *lisibilité relative* ?
Le graphologue
Exact !
Alex
Quel est l’indice généré par la *lisibilité absolue* ?
Le graphologue
Le but final de l’écriture est d’être lu par tout ceux qui savent décoder.
Ainsi l’exemple du médecin et du pharmacien de Marie Jo illustre cette notion fondamentale de lisibilité.
En résumé la lisibilité absolue peut être qualifiée de satisfaisante lorsque que les destinataires peuvent lire sans problème et sans risque d’erreur.
Alex
Si j’ai bien compris, le médecin dont l’ordonnance n’est lisible que pour les pharmaciens a une écriture satisfaisante.
Le graphologue
Oui, surtout si le nom du patient est lisible de tous !
Marie Jo
Ce qui veut dire que pour être lisible, une écriture doit être adaptée au niveau du lecteur.
Le graphologue
Exact !
Par *analogie graphologique*, la lisibilité absolue génère des indices de sociabilité pragmatique et pédagogique dans la mesure où le scripteur tient compte du niveau de son destinataire.
A contrario une écriture illisible, ou peu lisible de tous, génère des indices prouvant le manque d’intérêt pour autrui et/ou un désir inconscient de brouiller le message…
Une grande lisibilité pour tous est un indice de vouloir être compris de tous.
A suivre.
Posté le 24.03.2008 par lagraphologiesaitquoi
GLOSSAIRE MODE D'EMPLOI
Billet 67
Le graphologue
Le glossaire graphologique (objet du Billet 66) sera complété au fil du temps.
La mention « Mise à jour le : » indique que le glossaire a fait l’objet d’additifs.
Marie Jo
Y aura-t-il souvent des mises à jour ?
Le graphologue
Bien entendu !
Alex
Je vois que la définition d’un mot est fréquemment suivie d’un ou de plusieurs n° de billet, ce qui permet au lecteur d’aller lire (ou relire) ce qui a été dit à propos dudit mot.
En conséquence pour moi ce glossaire fait donc aussi office d’index !
Marie Jo
Du fait que ce glossaire fasse office d’index peut-on pour autant faire l’économie d’un vrai index ? Car quid des mots et expressions clés qui ne font pas l’objet d’une définition ?
Le graphologue
Pour l’instant il faudra se contenter de ce glossaire.
Par la suite il n’est pas exclu que je fasse un index traditionnel.
Marie Jo
Si j’ai bien compris chaque mot de ce glossaire fait l’objet de :
Définition
Commentaire
Rappel d’où ce mot a été traité (billet, figure, planche)
Signification symbolique
Source d’indice
Interprétation générale
Interprétation nuancée.
Alex
Ce qui fait 7 rubriques pour chaque mot traité dans ce glossaire ?
Le graphologue
Bravo, Marie Jo !
Mais je m’empresse de dire que tous les mots du glossaire ne seront pas traités à la même enseigne ! Néanmoins ton énumération est bel et bien le canevas fondamental du traitement des mots de ce glossaire.
A suivre….
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Posté le 23.03.2008 par lagraphologiesaitquoi
Glossaire graphologique
Billet 66
dernière mise à jour le :
Pour information sur ce glossaire merci de prendre connaissance du billet 67 « glossaire mode d’emploi ».
GRANDEUR
Ne pas confondre avec *grosseur* :
*Grandeur* est une mesure verticale de la lettre et par extension de l’ensemble des lettres formant un mot, alors que *grosseur* est la mesure horizontale de la lettre et par extension de l’ensemble des lettres formant un mot.
Par exemple le « W arrondi » de la fig. 40 du billet 51 est plus gros que le « W angle » juste au dessus.
GROSSEUR DES GRAPHISMES
La grosseur fait appel à la notion de volume.
Mais dans ce cas pourquoi avoir choisi « grosseur » au lieu de « volume » ?
Le volume est fixe alors que la grosseur est variable et comparable. Par exemple on dit : « il mange une grosse pomme », étant sous-entendu qu’il existe de petites et de grosses pommes !
Signification générale :
Le scripteur grossit inconsciemment ce qu’il aime et rapetisse ce qui lui est problématique.
Voir exemple au billet 1.
Ne pas confondre avec *grandeur*
SIGNATURE
La signature en France est totalement libre, c’est la porte ouverte à toute forme de graphismes.
Pour une bonne analyse du graphisme de la signature il est indispensable de procéder selon la méthode exposée sur la planche 1.
Puis la signature doit être comparée au texte avant de pouvoir relever des indices pertinents.
Voir les planches 2 et 3.
Teneur générale
La signature symbolise la personnalité telle que le scripteur se la représente, surtout sur le plan inconscient.
L’inconscient intervient pour une grande part dans le graphisme, l’orientation, la position et les gestes type de la signature.
TEXTE
Le terme « texte » englobe tout ce qui est écrit et son environnement, sauf la signature.
Même un seul mot, par exemple « amicalement » (fig. du billet 1) doit être désigné par « texte ».
Teneur générale :
Le texte symbolise ce que dit et ce que fait le scripteur.
La manière dont le scripteur organise son texte est un bon indice de la façon dont il traite ce qu’il fait.
Posté le 17.03.2008 par lagraphologiesaitquoi
Billet 65
Le graphologue
Dès le premier billet, nous avons comparé le texte et la signature.
Le seul point de comparaison retenu était la *grosseur des graphismes* entre le *texte* et la *signature*.
Marie Jo
Pourquoi les mots texte et signature sont-ils entre des * ?
Le graphologue
Les mots mis entre des * indiquent que ces mots, ayant une sens précis en graphologie, sont expliqués dans le glossaire qui se développera dans le billet 66.
Marie Jo
Ah ! Enfin un glossaire !
Alex
Sur la planche 3 le signe < doit être lu « Texte plus petit que signature »
Et le signe > doit être lu « Texte plus grand que signature »
Autrement dit le texte sert de « point de comparaison » avec la signature ?
Le graphologue
Bien entendu !
*grandeur* ; *pression* ; *lisibilité* ; *graphisme* ont leur explication dans le glossaire du billet 66.
Marie Jo
L’exemple de la formule CTS 01 05 09 10 (voir planche 3) correspond à :
Comparaison Texte Signature :
Grandeur (01) : Texte plus petit que Signature
Pression (05) : Texte et Signature d’égale pression
Lisibilité (09) : Texte plus lisible que Signature
Graphisme (10) : Texte avec moins de graphisme que la signature
Le graphologue
Exact !
Alex
Comment comparer le graphisme ?
Le graphologue
Rappelons que le *graphisme* est l’originalité d'une écriture individuelle, ce qui englobe l’aspect des signes graphiques et tout particulièrement les *gestes types*.
Exemple de la comparaison d'un graphisme C T S :
Le graphisme du Texte est moins individualisé que la signature (-) (10) (voir exemple planche 1)
Texte et signature sont du même graphisme (=) (11)
Le Texte est plus individualisé que la signature (+) (12)
A suivre…
Posté le 13.03.2008 par lagraphologiesaitquoi
Billet 64
Le graphologue
L’étape 2 est consacrée au relevé des coordonnées de la signature.
Première coordonnée : par rapport au texte.
La planche 2 montre des « positions balises ».
Collée au texte (débute sur la ligne du texte)
Près du texte (débute à environ une ou deux lignes du texte)
Distante du texte (débute à trois ou quatre lignes du texte)
En retrait du texte (débute entre cinq et six lignes du texte)
Très loin du texte (débute au-delà de six lignes).
Seconde coordonnée : le bord gauche de la feuille où se situe la signature
La signature débute à la marge gauche
La signature est au milieu de la ligne
La signature est en fin de ligne.
Marie Jo
Dans l’exemple de Thomas (signature de la planche 1) sa signature est-elle « collée » ou « près du texte » ?
Le graphologue
Ta question est intéressante en ce sens que cette signature débute à environ deux lignes du texte, cette signature serait donc « près du texte ».
Par contre la partie supérieure du T « traverse » la ligne du texte… il y a une partie de la signature qui se situe sur la ligne du texte on pourrait donc dire que cette signature est « collée au texte ».
Alex
Je présume que cette position hybride fournit un indice graphologique différent des indices des coordonnées énumérées plus haut.
Le graphologue
Exact !
C’est d’ailleurs pourquoi il faut se méfier des formules toutes faites que vous pouvez glaner çà et là dans les livres de graphologie.
Le vrai truc est de comprendre les raisons (souvent inconscientes) qui font que le scripteur va positionner sa signature à un endroit plutôt qu’à un autre.
Par exemple :
Une personne méfiante aura peur que l’on puisse ajouter quelque chose après ce qu’elle a écrit. Le meilleur moyen d’éviter un rajout quelconque est de finir la ligne par un trait allant jusqu’à la marge gauche afin que la ligne soit pleine (usage courant lors de la rédaction de chèques). Une autre solution est de signer immédiatement après le dernier mot du texte.
Ou encore, de faire comme Thomas (planche 1) : apposer sa signature en biais, occupant ainsi le vide restant de la ligne.
A suivre.
Posté le 09.03.2008 par lagraphologiesaitquoi
Billet 63
Le graphologue
Ce billet est le premier de la série consacrée aux méthodes et astuces d’analyse et d’interprétations graphologiques de la signature.
Marie Jo (examinant la planche1)
Est-ce que la méthode de dissociation de la signature peut s’appliquer dans tous les cas sans exception ?
Le graphologue
La signature étant entièrement libre, parfois il arrive que le scripteur décide d’avoir une signature ayant la forme d’un paraphe…dans ce cas « le corps de la signature » est souvent inexistant….
Alex
…C’est le cas des fig. 9 et 10 (voir billet 14 et16). ?
Le graphologue
C’eut été le cas si ces paraphes étaient considérés comme des signatures !
Marie Jo
Occulter le « corps de la signature » est donc en soi un indice ?
Le graphologue
Exact !
Chaque partie de la signature revêt un indice :
« Le Début » renseigne sur le genre d’effet que le scripteur veut faire.(représentation)
« Le Corps de la signature » est l’occasion pour le scripteur de se montrer, de s’exposer, de ne rien cacher.
« le Final » révèle son « fonds intérieur »
Marie Jo
Ainsi, l’absence de « Corps de la signature » indique que son auteur n’aime pas s’exposer ?
Le graphologue
Il y a de cela.
Alex
Je retrouve là ce qui a été dit dans le billet 14 au sujet de la signature tronquée et des paraphes des médecins.
Le graphologue
Quelle mémoire !
A suivre…
Posté le 07.03.2008 par lagraphologiesaitquoi
Billet 62
Marie Jo
Avec le Z, nous achevons la série des patterns majuscules.
Alex
Je n’avais jamais constaté que le Z majuscule typographique en pivotant, de 90°, devient un N.
Sur le plan graphique, il y a donc un lien entre le Z et N ?
Le graphologue
Il existe effectivement un lien. Par exemple le N03 et le N11 (voir fig. 43 billet 55) sont suffisamment penchés…. Ils sont en voie de se muer en Z.
Le z minuscule est couramment utilisé dans la conjugaison des verbes aussi bien à l’impératif qu’à la deuxième personne du pluriel ou de vouvoiement…
Marie Jo
…Par contre le Z majuscule est peu employé.
Le graphologue
D’où l’importance des indices induits par le Z promotionnel.
Marie Jo
Par analogie je dirais que promouvoir le z minuscule en Z majuscule met en valeur ce qui est la marque d’autorité (le z du temps impératif) ou de respect (le z le deuxième personne du pluriel qui est aussi la marque du vouvoiement).
Le graphologue
Chapeau Marie Jo ! Tu as bien intégré le mode de raisonnement en graphologie.
Alex
Maintenant que nous avons fini les « patterns majuscules », qu’allons nous aborder ?
Le graphologue
L’interprétation des signatures.
Marie Jo
Ça me paraît logique car la signature est encore largement en usage de nos jours (an 2008).
Alex
Et la lettre manuscrite ?
Le graphologue
La lettre manuscrite sera traitée dans le blog L2M.blogcenter.net. En fait il sera question de la lettre manuscrite de motivation demandée dans le cadre de certains postes à pourvoir.
A suivre…
Posté le 06.03.2008 par lagraphologiesaitquoi
Billet 61
Marie Jo (examinant la fig. 49)
Je n’avais jamais remarqué que le S majuscule typographique est la jonction de deux demi-cercles !
Le graphologue
Sans oublier le notion de symétrie horizontale.
Alex
Le dollar et le § incluent le S.
Le graphologue
Le S majuscule promotionnel est intéressant du fait de son origine du « s minuscule » qui est en français la marque du pluriel.
Marie Jo
Choisir le S majuscule promotionnel est par analogie faire « la promotion » de la pluralité ?
Le graphologue
Oui, mais au sens large du terme :
Pluralité
Multiplicité
Abondance…. Aisance
Variété
Quantité
Nombre (dans le sens de nombreux)
Tout dépend du contexte donc !
Alex
Que dire donc de la signature de Stéphanie qui débute par un S promotionnel..
Le graphologue
Le S promotionnel de la signature de Stéphanie est ambigu : on pourrait y lire aussi bien un A. De plus ce S est lié au « t » dont la barre se superpose au S, le tout formant une sorte de H…
Le résultat de tout ceci donne un graphisme compliqué et induit la question :
Qu’aurait-il fallu pour que ce « S promotionnel essentiel » ne soit pas graphiquement surchargé ?
Marie Jo
Car ainsi surchargé (par la barre en lasso du « t ») et lié au « t » le S perd de sa superbe et de son indice de pluralité au sens large.
Le graphologue
Exact !
La réponse sera pour une autre fois !
A suivre….
Posté le 05.03.2008 par lagraphologiesaitquoi
Billet 60
Marie Jo (observant la fig. 48)
On ne peut que se féliciter de tes bons T !
Une fois de plus la notion de symétrie revient à propos de la position de la barre du T.
Pourquoi la symétrie revient-elle si souvent dans l’observation des lettres ?
Le graphologue
La symétrie marque le « juste milieu » :
Ni trop à gauche Ni trop à droite (voir les M billet 53 fig. 42)
Ni trop haut Ni trop bas (voir les K billet 59 fig. 47)
La question est : pourquoi le scripteur opte-t-il pour une dissymétrie et non pour la symétrie telle qu’il l’a apprise à l’école ?
Alex
Dans le cas des lettres typographiques, le scripteur modifie le modèle… En vertu de la règle graphologique d’analogie, peut-on conclure à un manque de mémoire visuelle ?
Le graphologue
Conclusion un peu hâtive !
Prenons l’exemple du T typographique :
Dans l’inconscient le T majuscule typographique est graphiquement proche d’un pictogramme épuré d’une balance (pensez à la balance symbolisant la justice ou à la balançoire pour deux).
La notion d’équité, d’équilibre, de « juste milieu », peut donc symboliquement s’exprimer ici, ou, au contraire, si le scripteur se sent inconsciemment « frustré ou victime d’injustice », son inconscient pourra s’exprimer par une dissymétrie.
Mais attention il faut tenir compte du contexte avant de se lancer dans des déductions de cet ordre !
Marie Jo
La Justice c’est aussi l’impartialité, l’objectivité et aussi une autorité (l’expression « force de Loi »)… est-ce tout cela qu’il faut comprendre quand tu dis « frustré » ?
Le graphologue
Exact !
Alex
Que dire de ceux qui font des T majuscules calligraphiques ?
Le graphologue
Cette option (souvent inconsciente) vient du fait que le scripteur n’éprouve pas le besoin d’exprimer ses ressentis relatif à l’équité, mais préfère exprimer autre chose… là, tout dépend du graphisme spécifique. Nous aurons l’occasion d’y revenir.
A suivre…