Posté le 19.11.2007 par lagraphologiesaitquoi
Billet : 10
(Suite du billet 8 du 14/11/07 )
Alex
Pourquoi ce titre « Gribouillis vu par un graphologue » ?
Le graphologue
Parce que les gribouillis sont analysés par divers spécialises des sciences humaines dont la graphologie.
Il convient donc de spécifier sous quel angle sera analysé le gribouillis.
Alex
Si j’ai bien compris : psychologue, psychiatre etc. ont chacun une façon spécifique d’analyser le gribouillis en fonction de leur spécialisation.
Le graphologue
Exact !
Revenons à ton gribouillis (fig. 7 billet du 16/11/07)
Le gribouillis ne respecte pas les conventions classiques des messages manuscrits. (Comme par exemple une lecture se faisant de gauche à droite et de haut en bas) car le gribouilleur peut fort bien commencer par le milieu de la page puis poursuivre à gauche, descendre, remonter vers la droite… bref il dessine suivant sa fantaisie.
En conséquence, par quel point commencer ?
Pour ma part je commence par les graphismes contenant les indices des plus fortes pressions. Pour localiser ces indices je glisse un doigt au dos de la feuille pour détecter les reliefs les plus marquants engendrés par la pression du crayon ou stylo, sachant que la pression de la main en train d’écrire ou de dessiner est plus ou moins forte, selon la charge émotionnelle du moment.
(Pour information : en graphologie cet indice s’appelle « pression »)
Alex (glissant un doigt sous le gribouillis)
Le petit bonhomme qui danse en tenant son chapeau a un fort relief au dos de la feuille…
La branche où le chat se perche, ainsi que le chapeau de Charlot et dans une moindre importance la tête de l’escargot, ont un relief au verso de la feuille.
Le graphologue
Exact !
Maintenant qu’on a identifié les fortes pressions, nous allons déterminer le graphisme le plus grand.
Et pourquoi ?
Alex (consultant ses notes)
Quand tu dis « le graphisme le plus grand » cela m’évoque l’amplification de la signature du…tout premier billet (05/10/07).
J’ai noté à ce sujet :
Un des axiomes de la graphologie dit : on amplifie ce qu'on aime, ce qu'on préfère, ce qui est important !
Le graphologue
Parfait !
L’arbre est le plus grand.
Et la tête de Charlot est le plus grand graphisme des êtres animés.
Alex
Je te propose une pause café, car j’ai besoin de faire le point pour bien suivre la suite.
Le graphologue
Ok !
L’interprétation de la fig. 7 au prochain billet
A très bientôt.
--
Posté le 16.11.2007 par lagraphologiesaitquoi
Billet : 9
voici le gribouillis dont il était question dans le précedent billet
Posté le 14.11.2007 par lagraphologiesaitquoi
Billet : 8
Le graphologue :
Reprenons donc notre conversation du 11-11-2007.
Alex
J’ai la manie de gribouiller quand je suis au téléphone. Il y a un certain temps, je suis retombé sur un de ces gribouillis figurant ma signature avec la barre vers le haut…ça m’a plu et depuis je signe ainsi !
Le graphologue
A quel coup de fil correspond le gribouillis en question ?
Alex (interloqué et ironique)
Ma parole, on se croirait dans une enquête policière ! Tu penses bien que je ne tiens pas un journal de mes conversations téléphoniques illustrées de gribouillis.
Le graphologue
Dommage ! Il est toujours intéressant, de dater les documents quels qu’ils soient. Je ne saurais trop te conseiller de prendre l’habitude de dater et aussi de localiser.
Alex
Pourquoi ?
Le graphologue
Localiser et dater engendrent des indices graphologiques pertinents :
1°) localiser traduit un réflexe de situer chaque chose dans son contexte, d’attribuer une place à chaque chose, d’où l’indice de méthode et d’ordre.
2°) dater indique que l’on conçoit le présent dans une perspective du futur, que l’on pense intégrer l’avenir dans ses actions.
3°) Localiser et dater forment un indice d’archivage au bon sens du terme, c'est-à-dire avec le souci de fournir aux générations futures un matériau facilement exploitable.
4°) C’est aussi un indice de prudence (ou de méfiance) : le document daté indique son existence à tel moment précis, sans ambiguïté.
Alex
Entendu : je vais prendre le réflexe de localiser et dater !
Finalement, la graphologie est basée sur le bons sens !
Le graphologue (souriant)
Oui, mais la graphologie actuelle est surtout un test non directif de projection de personnalité via l’écriture manuscrite et les gribouillis.
.
Revenons à la dernière version de ta signature ; nous avons la certitude qu’elle est née d’un gribouillis.
Qu’est-ce qu’un gribouillis ?
Un gribouillis est fait quand le conscient est occupé ailleurs (dans ton cas, au téléphone).
La main qui gribouille est donc essentiellement sous l’emprise du subconscient.
Le fait qu’une signature dessinée par le subconscient te plaise au point de l’adopter indique tu aurais tout intérêt à accorder une grande attention aux messages de ton subconscient.
Alex
Si j’ai bien compris, tu voulais, lors de notre entretien du 11/11/2007, avant d’entreprendre l’analyse de mon gribouillis, avoir la certitude que ce dialogue conscient - subconscient était bien à l’origine de mes modifications de signature.
Le graphologue (manifestement satisfait)
Exact !
Nous arrêtons là pour aujourd’hui. La prochaine fois nous allons décrypter le fameux gribouillis.
(la suite au prochain billet)…..
Posté le 11.11.2007 par lagraphologiesaitquoi
Billet : 7
Alex montre sa nouvelle signature (fig. 6) à son ami le graphologue.
Voici l’essentiel de leur entretien.
Le graphologue :
A première vue, tu as transformé ton soulignement (fig. 4) en surlignement (fig. 6) !
Alex
Euh, en effet, on peut dire ça comme çà… Mais encore ?
Le graphologue
On souligne ce qui paraît être important. Le soulignement est un indice graphique conventionnel. En faisant ce geste, tu t’affirmes.
Le surlignement est indice graphique extra calligraphique. En d’autres termes le surlignement est un ajout personnel graphique qui n’apporte rien à la lisibilité. Tout au plus peut-on y voir une marque de reconnaissance personnelle.
Alex (impatient)
Alors c’est bon ?
Le graphologue
En graphologie rien n’est bon, rien n’est mauvais. Chaque indice graphologique peut être considéré comme une pièce d’un puzzle. Un puzzle étant un aspect de la personnalité.
Te souviens-tu des circonstances qui ont déclenché ton changement de signature ?
Alex (pensif tout griffonnant machinalement sur une feuille de papier)
Non… Ce qui est certain, c’est que je ne me suis jamais dit « tiens je vais changer de signature »… C’est curieux je n’arrive pas à me souvenir des circonstances exactes.
Mais pourquoi me poses-tu cette question ?
Le graphologue
Parce que nous sommes en pleine symbolique : ta signature est passée de l’affirmation de soi à la reconnaissance ou à la protection de soi.
En effet le surlignement est comme un chapeau ou casque de moto protégeant la tête.
Ton surlignement est ce qu’on appelle un couvre-chef.
Pour ma part j’ai ma petite idée sur la question… Mais il serait intéressant que toi aussi tu me donnes ton idée.
Alex
Pour l’instant j’en n’ai pas la moindre idée.
Le graphologue
Réfléchis et nous rependrons notre conversation la prochaine fois…..
Ah, au fait, peux-tu me confier les griffonnages que tu as faits pendant notre conversation.
Nous en reparlerons la prochaine fois
(à suivre donc)…
Posté le 04.11.2007 par lagraphologiesaitquoi
Billet : 6
Signature : changement de look #1
Alex a modifié sa signature fig. 4 (voir le billet du 23/10/07) pour aboutir à la fig. 6 ci-dessus.
La modification porte uniquement sur la « finale de la signature » : son geste final se dirige désormais vers le haut alors que dans la signature précédente ( fig. ) il se dirigeait vers la bas.
Interrogé sur les raisons de cette modification Alex, se contente de répondre « parce que je trouve mon x plus à la mode ainsi.»
Et vous qu’en pensez-vous ?
Posté le 23.10.2007 par lagraphologiesaitquoi
Billet : 5
Voici la fig. 4 dont il est question dans le précédant billet (19/10/07).
Avec toutes mes excuses pour cette omission.
Posté le 19.10.2007 par lagraphologiesaitquoi
Billet : 4
La signature d’Alex évolue avec l’âge : il a maintenant 16 ans
Observation de la fig. 4
La fig. 4 est sa signature à l’age de 16 ans. Comparée à la fig. 3 (voir billet du 13/10/07) les différences sont notables :
Le « l » minuscule géant de la fig. 3 est devenu normal dans la fig. 4.
Le « A » majuscule de la fig. 3 s’est simplifié dans fig. 4.
Le « e » minuscule de la fig. 3 s’est rétréci dans la fig. 4.
Le « x » final de la fig. 3 devient un « x » d’inspiration typographique.
La partie finale de cette nouvelle signature attire notre attention : en effet si l’observe à l’aide d’une loupe la barre du « A » on s’aperçoit qu’elle a été tracée en seconde partie.
La fig. 5 résume la chronologie du traçage de la signature qui s’est faite en deux temps :
Premier temps la partie bleue.
Second temps la partie rouge.
Pour un graphologue qui voit uniquement la fig. 4 il devrait dire :
Cette signature est tout arrondie à l’exception du « x » de forme croisée. Ce passage de l’arrondi à l’anguleux uniquement en finale est caractéristique d’un caractère pacifique (une des symboliques de l’arrondi) mais prompt à croiser le fer (le « x » final) pour défendre ses intérêts (la branche du « x » se prolongeant (en un geste retour) sous le nom pour achever le « A » majuscule (qui est aussi l’initiale de son prénom).
Le fait que ce retour s’est fait vers la zone de base indique que nous avons affaire à une personne qui est dans la concret et très pragmatique.
Posté le 18.10.2007 par lagraphologiesaitquoi
Billet : 3
Voici ce commentaire :
bonjour
Posté par gigi
il parait que rien qu'en lisant un texte,on peut savoir le caractère de la personne? Merci de ton passage,A+
Fin du commentaire
Salut Gigi,
Si j’ai bien compris ta question est « Rien qu’en lisant un manuscrit peut-on en déduire le caractère de la personne qui l’a écrit ? »
Je répondrai oui, mais que la pertinence dépend de la « grille de lecture » appliquée ! Et de plus, il faut savoir que la description du caractère de la personne sera toujours incomplète.
Qu’entend-t-on par « grille de lecture » ?
Une grille de lecture est une méthode d’observation (d’autres disent d’analyse) du graphisme et du texte.
Ainsi la façon de décrire les signatures de Lulu, d’Alex (billet du 13/10/20) se réfère à une grille de lecture de changement de signature.
La grille de lecture de la signature d’Angélique (billet du 05/10/07) est basée sur la grille de lecture des comparaisons des majuscules.
Si ma réponse suscite d’autres questions, n’hésitez pas à m’en faire part.
Merci de l’intérêt que vous portez à la graphologie.
Posté le 13.10.2007 par lagraphologiesaitquoi
Billet : 2
Nous allons suivre l’évolution de la signature de Lucien-Alexandre dit, à l’époque, « Lulu »
Dès le berceau, tout son entourage l’appelle « Lulu », à l’exception de son grand-père maternel, Lucien, qui s’entête à l’appeler : « P’tit Lulu ». Pourquoi ? Parce que c’est ainsi qu’on l’appelait lui-même quand il était enfant.
Voila pour l’origine de « Lucien ». Pour ne pas faire de jaloux, il est complété par « Alexandre » qui est le prénom de son grand père paternel.
Le temps passe et un beau jour, Charlotte, une copine de son âge, en colère contre Lucien-Alexandre, lui lance d'un ton narquois : «... D’abord, Lucien, c'est un prénom de vieux !... Quant à Lulu ça fait bébé pour ne pas dire bébête!... »
Cette réflexion le marque profondément :
Proche de son grand père Alexandre, il lui confie ce qui lui tient à cœur et conclut : « j’en ai marre d’être appelé Lulu ! »
Le grand père, devant sa profonde tristesse, prend l'affaire au sérieux et lui dit : il est vrai que « Lulu » à ton âge, n'est plus de mise.
Après un long échange de vues, ils mettent au point une stratégie destinée à en finir avec ce surnom : Le jour de son anniversaire, devant la famille réunie, Lulu déclare : « La semaine prochaine je change d’école. Je vais côtoyer les grands et « Lulu » ça fait petit enfant !
Même si je me fais prénommer Lucien, il y aura toujours quelqu’un pour m’appeler Lulu…
Voilà pourquoi, désormais, je choisis le prénom d’Alexandre et pour diminutif, Alex…..
Une des conséquences pratiques :
Fini de signer « Lulu », désormais sa signature est « Alex ».
Examinons maintenant les signatures :
La fig.2 est la signature de Lulu avant qu’il décide de devenir Alex.
La fig. 3 est une des premières signatures de Lulu désormais Alex.
Remarquez comme le « l » d’Alex est géant alors que le « l » minuscule de la signature de Lulu est de hauteur raisonnable.
Nous savons qu’un des axiomes de la graphologie énonce : on amplifie ce qu'on aime, ce qu'on préfère, ce qui est important! (voir le billet : « Votre signature dit des choses sur vous ».
Pour nous qui connaissons l’histoire de Lulu alias Alex ce « l » amplifié ne saurait nous étonner : dans l’inconscient de Lulu le « l » évoque le « l » de Lulu qui n’aspire qu’à grandir, qu’à s’élever.
Pour un graphologue qui ne connaîtrait pas l’histoire de Lulu, l’examen de la seule signature d’Alex lui ferait dire : « le « l » démesuré de cette signature exprime un désir l’élévation à partir de ce qu’il est actuellement.
Voyez en effet comme le « A » majuscule présente un graphisme en plus petit que le « l » minuscule…. Notez que ce « l » est la prolongation de ce « A ». Cet enfant veut donc s’élever de façon raisonnable, avec détermination.
Posté le 05.10.2007 par lagraphologiesaitquoi
billet : 1
Par exemple:
En observant la fig ci-dessus on voit que le graphisme de la signature est différent du graphisme du mot « amicalement ».
Il faut savoir qu'en graphologie « le mot » symbolise ce que l'on dit et ce que l'on fait.
Alors que « la signature » symbolise la personnalité.
D'autre part un des axiomes de la graphologie énonce : on amplifie ce qu'on aime, ce qu'on préfère, ce qui est important et on rapetisse ce qui gène…
Maintenant, vous avez toutes les données pour savoir qu'un graphologue dira au sujet de cette figure.
« Angélique amplifie le graphisme de sa signature, donc elle aime se mettre en avant »
Cette figure renferme d’autres indices que nous analyserons en son temps.