Publié le 26/06/2008 à 12:00 par lagraphologiesaitquoi
Billet 102 partie 2
Le graphologue
Commençons par définir chaque terme de la fig. 100-1 du billet 100
A savoir :
Les sources :
- typographie
- scolaire
- personnel
- composite
Les variances :
- conventionnelle
- simplifiée
- ornée
- amplifiée
- atrophiée
- geste-type
Le classement alphabétique a été retenu :
Amplifiée
Une minuscule amplifiée est une minuscule plus grosse que les autres minuscules, dans le même document.
Atrophiée
Une minuscule atrophiée se reconnaît à son aspect « malingre » ou « rabougri ».
Composite
Caractérise la minuscule dont le graphisme est composé de diverses parties (au moins deux) de minuscules élémentaires (telles le o, le i).
Conventionnelle
Il s’agit d’une minuscule qui est d’une grande lisibilité et dont le graphisme est sensiblement constant (par comparaison avec les autres mêmes minuscules du même document).
Geste type
Le geste type est une notion très importante car il dépend de l’inconscient personnel, révélateur d’un comportement profond (puisque inconscient) du scripteur.
Le geste type mérite qu’on lui consacre un billet spécial… à suivre donc !
Ornée
Une minuscule ornée est une minuscule qui resterait parfaitement lisible si l’on effaçait certaines de ses éléments « ornementaux ».
La partie ornée n’est donc ni fonctionnelle ni justifiée rationnellement, mais est en revanche une importante source d’indices d’interprétation.
Personnelle
Il s’agit d’un graphisme que l’on ne rencontre nulle part ailleurs !
Scolaire
Le graphisme est très semblable à ce qui est enseigné à l’école primaire.
Simplifiée
Le scripteur met en aérien (donc non visible sur le graphisme) des éléments qui devraient conventionnement apparaître.
Sources
…être à l’origine de…
Cette notion est surtout visible chez les scripteurs avant une connaissance d’alphabets autres que notre alphabet latin.
Typographie
Ces minuscules ressemblent à celles des polices de caractères des traitements de texte ou des imprimés.
A noter qu’il existe encore une écriture jadis enseignée dans certaines écoles dite « écriture Sacré Cœur » dont le graphisme est voisin des textes imprimés.
Variances
Nombre de paramètres qui définissent un système de repères d’un graphisme et qui sont susceptibles de changer, sans pour autant modifier l’interprétation des indices qui en découlent.
Ces paramètres servent à déterminer un graphisme dans sa globalité.
Publié le 30/06/2008 à 12:00 par lagraphologiesaitquoi
Billet 102 partie 3
Marie Jo
La fig. 102- 2 qui illustre les définitions du glossaire des minuscules (voir billet 102 partie 2) présente des exemples à multi indices.…
Ainsi, le mot « admirablement » (illustrant l’indice « amplifiée ») a, effectivement, son dernier « m » amplifié. Mais en poussant l’observation plus avant, je suis tentée de faire un rapprochement de son « bl » avec celui du « bl » de « table » (illustrant Typographie)….
Le graphologue
Stop !....
…Sur le fond tu as parfaitement raison. Mais au stade où nous en sommes, il est préférable de bien dissocier les définitions afin de privilégier la clarté … C’est d’ailleurs pour cela que j’ai volontairement omis l’aspect des interprétations…
Marie Jo
Et pourtant l’interprétation est l’objectif primordial !
Le graphologue
Certes !
Mais, il ne faut surtout pas perdre de vue que pour faire une bonne interprétation il est indispensable en tout premier lieu de bien connaître les définitions et de discriminer les indices majeurs des indices secondaires.
Alex
Qu’entends-tu par indices majeurs et indices secondaires ?
Le graphologue
**L’indice majeur des minuscules est celui qui est statistiquement le plus reproduit dans un même document.
L’indice secondaire des minuscules est celui qui statistiquement peu reproduit dans le même document**.
Alex
Autrement dit une hirondelle ne fait pas le printemps !
Le graphologue
C’est cela : un indice très peu renouvelé doit être classé « secondaire… »
Les exemples de la fig. 102-2 donnent un échantillonnage des formes graphiques retenues en graphologie et leurs appellations usuelles, sans tenir compte de l’importance (primordiale ou secondaire) de l’indice.
Dans le cas actuel il faut donc considérer chaque exemple comme indépendant l’un de l’autre !
Marie Jo
Que dire des combinaisons de la grille fig. 100-1 (voir billet 100-1) ?
Le graphologue
Seront le sujet du prochain billet….
A suivre….
Publié le 04/07/2008 à 12:00 par lagraphologiesaitquoi
Billet 102 partie 4
Alex
La lecture de la grille des patterns est basée sur le système combinatoire.
Exemple : la fig. 100-1 (voir billet 100) « Typographie amplifiée » (repère 17) combine bien typographie et amplifiée…
Le graphologue
Ah le système combinatoire !
Il fut à la mode dans la première partie du XX° siècle au point que certains graphologues ont cru qu’il suffirait d’établir une liste d’équations combinatoires et de leur attribuer une signification interprétative pour aboutir à une analyse graphologique…
Hélas ! La pratique démontra le peu de fiabilité des résultats : ce qui est somme toute logique car la psychologie humaine ne saurait se résumer à un patchwork de formules combinatoires !
Alex
N’est-ce pas là une des principales sources de la mauvaise réputation de la graphologie ?
Le graphologue
Oui !
Marie Jo
Je ne comprends pas : si le système combinatoire est tant décrié, pourquoi avoir introduit les grilles des patterns ?
Le graphologue
Le système combinatoire est parfaitement valable pour DEFINIR les graphismes, mais pas pour en déduire des interprétations.
Je m’explique :
Reprenons l’exemple de la combinaison « typographie amplifiée » ; la définition découle d’une observation logique : le graphisme est d’inspiration typographique et est amplifié (ou grossi, ou grandi, ou élargi ou les trois à la fois…). Cette combinaison forme un indice.
Mais si nous appliquons le même mode de raisonnement pour rédiger une interprétation à partir de cet indice, nous obtenons des aberrations.
La typologie en soi est un indice de mémoire visuelle
L’amplification est un indice bien connu d’expression de l’importance que ressent inconsciemment le scripteur lorsqu’il trace ce graphisme….
En appliquant le mode combinatoire l’interprétation serait donc que le scripteur accorde de l’importance à la mémoire visuelle…. Ce qui est une absurdité…..
Marie Jo
Tout ce que tu viens de dire là me rappelle mes cours sur la Gestalt-théorie.
Pour vous en savoir plus vous pouvez consulter sur le Web :
http://psychoweb.dnsalias.org/index.php?post/Gestalt-Theorie-%3A-les-theories-de-la-forme
Le graphologue
Nous reviendrons sur ce sujet dans le prochain billet…
A suivre
Publié le 07/07/2008 à 12:00 par lagraphologiesaitquoi
Billet 102 partie 5
Marie Jo
« Perception globale et non somme des détails » ce titre me semble sibyllin… Souvent, au cours de nos conversations, il est question de « détails » tels l’importance de l’accentuation ou de la ponctuation… et maintenant ne voila-t-il pas que la globalité doit primer !
Le graphologue
La globalité traduit la tendance générale…
Le détail nuance et personnifie la globalité…
Alex
Si j’ai bien compris, c’est comme pour une voiture de série (la globalité) que son propriétaire veut personnaliser en la customisant (les détails) !
Le graphologue
Ta comparaison est valable et l’on pourrait même poursuivre l’exemple en disant que le genre de véhicule (berline, quatre-quatre, break, etc.) est le premier niveau de globalité et le modèle d’une marque (206, Twingo, etc., le second niveau de globalité….
La couleur du véhicule serait un détail majeur… les détails secondaires seraient les options….
Alex
Ce qui veut dire qu’en étudiant les lettres minuscules nous entrons dans les détails secondaires qui devraient être remis dans leur contexte (globalité) pour avoir être considérés comme des indices ayant une puissance interprétative ?
Le graphologue
Exact !
Ceci dit, nous allons donc maintenant pourvoir aborder les minuscules !
A suivre…
Publié le 10/07/2008 à 12:00 par lagraphologiesaitquoi
Publié le 20/07/2008 à 12:00 par lagraphologiesaitquoi
Billet 104 partie 1 f minuscule, point de départ de nos minuscules
Marie Jo
« f minuscule, point de départ de nos minuscules » : l’ellipse de ce titre me rappelle ce que nous disions au
Billet 41 à propos du F majuscule (voir à la page 7 de ce blog) …
Voici ce qui se disait :
Le graphologue
…La promotion du f minuscule n’est donc pas possible car il faudrait sortir le jambage de sa position naturelle qui est en zone basse pour le mettre en zone médiane…. De toute façon on obtient un graphisme de B…
Marie Jo
Un petit f qui, s’il essaie de se promouvoir, devient un grand B… Je sens que ce soir mon filleul aura droit à la jolie histoire du petit f avant de s’endormir…
Fin de citation
Le graphologue
Ce rappel est une excellente occasion de procéder à une petite révision :
Le f minuscule est la seule lettre minuscule qui occupe les trois zones de l’espace graphique voir fig. 104-1 ci-dessus.
Marie Jo
Ainsi peut-on dire que le f minuscule est un composite d’un l minuscule et d’un j minuscule ?
Le graphologue
A ce détail prés que le jambage du j minuscule remonte vers la gauche alors que le jambage du f minuscule remonte vers la droite.
Alex
Je connais des personnes dont les f ont le jambage qui remonte vers la gauche….
Le graphologue
Certes, mais il s’agit d’une adaptation de ce qui a été appris à l’école !
Alex
En effet, j’oubliais qu’en graphologie la base de référence est toujours l’écriture scolaire !
Le graphologue
Ce qui est somme toute logique… il faut toujours l’avoir à l’esprit quand on fait de la graphologie.
Marie Jo
Au fond la question fondamentale que devrait se poser toute personne s’intéressant à la graphologie est : Quelles sont les modifications que le scripteur apporte à son graphisme par rapport au modèle appris ?
Le graphologue
Exact !
A cette question fondamentale j’ajouterais : « Et pourquoi ? ! »
Marie Jo
Je présume que connaître « le pourquoi » permet de décrire une partie de la psychologie du scripteur !
Le graphologue
Marie Jo tu as tout dit !
…. A suivre
Publié le 28/07/2008 à 12:00 par lagraphologiesaitquoi
Billet 104 partie 2
Marie Jo
Titre sibyllin !...
Le graphologue
Pas aussi sibyllin que cela pour ceux qui se souviennent du billet 41 fig. 30 (voir à la page 7 de ce blog). Le regroupement des graphismes suivant leurs versus ou leur similitudes est un mode de raisonnement classique en graphologie !
Marie Jo
Ainsi, le « l » aurait un rapport avec le « f » ?
Le graphologue
….Observons le f de la fig. 104-1 du billet 104-1 de la présente page….
Marie Jo
Je pourrais dire que le « l » est un « f » sans jambage !.... et que le « e » peut être considéré comme un « l » miniature….
Le graphologue
Au mot « miniature » je préfère utiliser le jargon graphologique *réduit ou rapetissé*
Le « i » quant à lui peut être considéré comme un « e » dont l’œillet s’est contracté au point d’avoir l’aspect d’un trait.
Marie Jo
Pour réaliser une hampe de « f » ou pour tracer un « e » les mouvements des doigts mis en œuvre sont identiques à une exception près : l’amplitude du geste.
Le graphologue
Exact !
L’amplitude du geste est d’une grande importance surtout en *valeur relative*….
… Voilà pourquoi dans la pratique d’observation on a l’habitude de comparer des lettres de forme semblable dans au moins une des trois zones de l’espace graphique.
Dans le cas présent, la *zone hampe* du « f » et du « l » fait l’objet de toute notre attention.
Marie Jo
Quid des « e » qui ressemblent plus à des « c » qu’à un l rapetissé ?
Le graphologue
Question pertinente, mais la réponse nécessite un billet entier… Si tu veux bien nous y reviendrons au moment où nous observerons le *groupe e c g*….
Marie Jo
Dois-je en déduire qu’une même lettre peut appartenir à plusieurs *groupes* ?
Le graphologue
Tout à fait ! ….. A suivre.
Publié le 10/10/2008 à 12:00 par lagraphologiesaitquoi
Billet 105
Marie Jo
Je suis heureuse de reprendre le cours normal de nos billets, après plus de deux mois de vacances !
Le graphologue
J’ai mis cette pause à profit pour cogiter l’évolution à donner à ce blog.
Marie Jo
C'est-à-dire ?
Le graphologue
La fin de l’étude des lettres minuscules est pour bientôt…..
Marie Jo
Il faut donc penser à une « Saison II » !
Le graphologue
Exact !
Pour ma part, j’opterais volontiers pour une formule joignant l’utile à l’agréable…
Marie Jo
Par exemple ?
Le graphologue
L’idée serait de faire une révision générale au travers d’études de cas, par exemple l’analyse de la signature de prénoms fêtés le jour de parution d’un billet.
Aujourd’hui par exemple ce serait :
Ghislain
Ghislaine
Ugolin
Virgile
Alex
J’y vois des applications pratiques : pouvoir optimiser sa propre signature….
…et pouvoir analyser les signatures de ses proches et collègues…
Marie
L’idée me paraît super, le seul hic est qu’il y a des fêtes tous les jours !
Il s’agirait donc d’un billet quotidien ?
Le graphologue
On peut envisager un billet hebdomadaire. Quoiqu’il en soit, pour l’instant ce n’est qu’un projet et toutes les idées et remarques sont les bienvenues.
Chères lectrices, chers lecteurs, nous attendons vos réactions à ce sujet.
La prochaine fois nous poursuivrons l’étude des lettres minuscules.
Publié le 12/10/2008 à 12:00 par lagraphologiesaitquoi
Billet 106 (partie 1)
Le graphologue
Imaginez que vous deviez (par exemple, pour des enfants qui apprennent à écrire) créer les modèles d’écriture suivants :
1°) Fébrilement, il effleura l’affligée flapie, allongée face à la flaque
2°) La fée fit gaffe au fan fringant fourvoyé dans la nef
Important :
Le « premier essai » est le plus *expressif* donc, si vous faites plusieurs essais, prenez soin de les numéroter dans l’ordre chronologique….
Marie Jo
… faut-il choisir un papier d’écolier ou au contraire une feuille blanche sans lignes ?
Le graphologue
Les lignes du papier d’écolier permettent à l’élève de *réguler* la dimension de ses lettres…
Du fait que par hypothèse il s’agit d’un modèle d’écriture, le papier d’écolier est un *choix logique* !
Alex
Quel stylo choisir ?
Le graphologue
Vous devriez choisir un *instrument à écrire* qui mette en valeur votre graphisme…
Alex
C'est-à-dire ?
Le graphologue
Le terme *stylo* est trop restrictif, voilà pourquoi *instrument à écrire* me semble un terme plus générique.
Le choix est, au demeurant, vaste et libre …
Marie Jo
…Crayons, feutres, stylos à bille, stylos à plume, plumes de calligraphie… n’importe quoi peut faire l’affaire ! Comment s’y retrouver ?
Le graphologue
Dans le cas présent, il s’agit d’une *question de goût* !
Néanmoins, il ne faut pas perdre de vue que l’effet produit sur le graphisme est en grande partie dû à la qualité de *l’instrument à écrire*… donc ce choix devient un indice graphologique !
Marie Jo
Il serait intéressant d’avoir plus d’informations sur le choix des *instruments à écrire *
Le graphologue
Avant de *choisir son instrument à écrire* il semble logique de savoir quels effets graphiques on veut obtenir…
Marie Jo
….et avant de définir les effets graphiques que l’on veut obtenir, il faut bien connaître les indices graphologiques découlant de ces effets graphiques…
Alex
En bref, il faut *choisir en connaissance de cause* !
Le graphologue
Vous avez parfaitement raison !
Alex
Alors pourquoi laisses-tu le libre choix de *l’instrument à écrire* dans ce test ?
Le graphologue
Il est prématuré de répondre à cette question.
Faites le test et les explications viendront au billet suivant.
A suivre.
Publié le 12/10/2008 à 12:00 par lagraphologiesaitquoi